Date de sortie : 1977

Éditions : DUPUIS

 

 

 

 

Tous les albums d'Hermann

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La belle et cruelle Sharita

La belle et cruelle Sharita

 

Au début de ce second opus des aventures de Jérémiah et Kurdy, leur couple est en crise. Perdus au milieu d'un désert aride suite à un raccourcis dont il a le secret, Kurdy finit égoïstement leur dernière gourde d'eau. Les voilà qui se bagarrent lorsque soudain il aperçoivent un milicien dévalant une dune sous le feu nourri de deux bandits. Laissé pour mort le soldat apprend à nos deux compères qu'il est le seul survivant avec son supérieur prisonnier d'une attaque contre un transport de fonds qui a mal tourné. Il propose à Jérémiah et Kurdy une partie du magot enterré dans le désert contre la libération de son capitaine. Jérémiah reste avec le sergent pendant que Kurdy part dans un village tenu par les pillards délivrer l'autre milicien. Mais le récit du soldat est loin d'être complet...

Souvenez-vous de ce film culte, Le bon, la brute et le truand. Dans le désert Tuco et Blondin retrouve un confédéré agonisant qui a caché un trésor quesque part... Sur leurs traces Speranza utilsent tous les moyens dont la torture pour retrouver la trace de cet or. Il fait trés chaud, les hommes tranpirent et des tuniques bleus font des prisonniers. Les anlogies osnt vraiment nombreuses. Je ne peux lire cet album sans y penser. Nos hèros sont dans le même état sous le trait d'Hermann: fatigués et assoifés. Ils se battent pour quelques gouttes d'eau... Quant au chef des miliciens psycho-rigide, pensez au nordiste qui epoussete sa manche pour faire découvrir à Tuco de quel bord il est et pensez très fort à Jérémiah qui se croit iré d'affire en retrouvant la colonne de cavaliers !

 

 

Mais venons en à l'album lui-même. Les personnages continuent de se construire. Jérémiah tient son rôle de Boy-scout idéaliste et innocent, n'ayant que des mots pour s'enerver tandis que le personnage de Kurdy s'étoffe. D'une part ce ne sont pas les scrupules qui l'etouffe et l'argent semble être un motivation necessaire et suffisante pour lui. D'autre part il se prend de compassion pour le fou de service (c'est comme dans les Tours de Bois-Maury, il y a toujours un simplet dans le village, sorte de revelateur de la mechanceté latente des autres) et fait même promesse de penser à lui. Le duo se rode, parait vraiment complementaire et promet d'être de plus en plus efficace même s'ils sont separés durant une bonne partie de l'album.

Ils doivent lutter contre trois choses: la bande de gitans, véritable "famille" qui cherchent à s'emparer du magot. Ils sont dirigé par une femme dont on regrette que son personnage ne soit pas plus developpé. Ils représentent le microcosme de cet album (chaque fois, Hermann met en avant une forme de collectivité). Face à eux, il y a la milice qui aura un rôle constant dans les albums à venir. C'est une police qui fait ce qu'elle peut, pas toujours très hônnete, souvent très rigide et qui a des airs de 7ème de Cavalerie. Enfin les deux traitres miliciens sont ceux qui essaient de tirer leur epingle du jeu en jouant sur tous les tableau. Ils representent l'individualisme, manière apparament la plus facile de s'en sortir dans ce monde devenu fou.

Pour conclure, avec ce deuxième album, Hermann met en place l'esprit de sa série: deux hommes traversent les Etat-Unis, découvrent des formes de vie en communauté des plus diverses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le simplet de l'album se bouche les oreilles pendant un scéance de troture

Le simplet de l'album se bouche les oreilles pendant un scéance de troture.

Jérémiah et Kurdy ont quelques mots tendres

Jérémiah et Kurdy ont quelques mots tendres...

Jérémiah fait connaissance avec la milice

Jérémiah fait connaissance avec la milice.