Date de sortie : 1994

Éditions : GLENAT

 

 

 

 

TBM n°10: Olivier

Tous les albums d'Hermann

Album précédent: Khaled - Album suivant: Assunta

 

 

 

Olivier

 

Aymar de Bois-Maury est hébergé par sire Gontrand. Ce dernier a une particularité: il est voisin des terres de Bois-Maury et Aymar lève des troupes grâce au trésor récupéré en Terre Sainte. Hendrick est avec lui, William le rejoint avec plusieurs chevaliers anglais qui brûlent d'en découdre. Il attend aussi très prochainement un héritier... Quand à Olivier, il traîne un peu partout, rarement sobre, ressassant ses aventures passées au service du chevalier, écumant les échoppes, fait honte à son maître. Pendant ce temps les événement s'accélèrent rapidement car le gros Guibert , frère de l'usurpateur, provoque Aymar de Bois-Maury en duel, mettant le fief en jeu suite à une injure mal perçue...

Voici l'album que tous le monde attend: nous n'avons jamais étés aussi près des terres de Bois-Maury. Mais celui qui les 'attendait le plus, c'est Olivier, l'écuyer qui ne cesse de vanter le fief de son chevalier. Les tours seraient les plus belles du royaume. Et Olivier ne les voit pas. Son maître est marié et riche, il n'y a plus beaucoup de place pour celui qui a vécu toutes les aventures d'Aymar de Bois-Maury, pour le serviteur qui a subi maintes remontrances. Le ressentiment envahit Olivier autant que la boisson. Heureusement qu'Hermann lui laisse une chance de montrer sa valeur et son courage en délivrant la femme de son seigneur. Il peut ainsi racheter son inconduite des derniers temps. Olivier avait besoin que l'on s'intéresse à lui car il est pour une grande part dans le destin heureux de son maître et la reconnaissance n'étouffe par le chevalier...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aymar et sa femme

Le chateau !

 

Pour que cet album soit complet, il fallait la présence de Germain dont c'est la dernière apparition à tous les sens du terme. Sa fin est misérable; dommage pour un garçon qui n'a pu résister aux pressions exercées sur lui par son époque. Dommage, on l'aurait bien retrouver dans d'autres albums ! Son destin est au moins aussi intéressant que celui d'Aymar de Bois-Maury.

Quand aux chevaliers... Ils se comportent en enfants à l'image d'Aymar de Bois-Maury, trop fougueux qui ne réussît son duel que par chance et fonce dès qu'il le peut dans la gueule du loup. Les chevaliers tombent tous un par un. Est-ce un signe. Seul les vieux, les femmes et les écuyers s'en sortent. Fin d'un époque.

Enfin le graphisme marque un retour au paysages du début de la série au cœur du futur royaume de France (dont on entend jamais parler). Et Hermann excelle comme d'habitude à retranscrire la noirceur des tavernes, les campagnes brumeuses et les batailles sanglantes.

Cet album conclut donc un cycle et cela se sent. Hermann fait le tour de tous les personnages "rescapés" de la série, le dessin semble un peu blasé. On a l'impression qu'il n'est pas autant travaillé que d'ordinaire (peut-être est-ce du au manque d'"exotsime" de cette aventure qui marque le retour des croisades). Mais cet album a le mérité de nous faire connaître la fin de tous ces héros sans attendre le énième album comme le font trop souvent les créateurs des grandes séries:

«Je veux arrêter avant d'être saturé. » Auracan n°4,1994.