Date de sortie : 1991

Éditions : GLENAT

 

 

 

 

Tbm n°8: Le seldjouki

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Album précédent: William - Album suivant: Khaled

 

 

 

Sandjar

 

Au cœur de l'Anatolie, Aymar, William et Hendrick poursuivent leur croisade en escortant un groupe de pèlerins vers la Terre Sainte. Tous trop pauvres pour affréter une nef, ils affrontent le désert turque guidés par un byzantin du nom de Miltiadès. Non loin d'eux, un groupe de seldjoukis est décimé. Un seul d'entre eux parvient à s'enfuir, Sandjar porteur d'une dépêche devant sceller une alliance entre arabis et byzantins. Poursuivi par des chevaliers français, il est capturé par Aymar et ses amis alors qu'il essaie de voler un cheval...

Tout l'intérêt de l'album réside dans la personnalité de ce mystérieux Sandjar, seldjouki de haute lignée, orgueilleux à s'en laisser mourir. De même le personnage de Miltiadès est flou, peut-on lui faire confiance ? Hendrick ne le trouve pas crédible dans son rôle de bon samaritain. Aymar fidèle à ses habitudes et à ses principes protège le premier des foudres du groupe de pèlerins qui aimerait bien se venger de ses difficultés et donne sa confiance au second malgré les soupçons de ses amis chevaliers. C'est donc un épisode des plus classiques et donc des plus réussis. Le désert anatolien inspire Hermann. Les couleurs sont toujours aussi chaudes, et le trait de plus en plus précis. Depuis deux albums que l'on suit ces personnages le dessin s'est stabilisé. Mais surtout l'image récurante du bouclier seldjouki est frappante et devient l'image forte de l'épisode. Le mystère est résumé par ce bouclier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aymar

Sandjar, Mitiadès, Aymar

 

On voit aussi poindre un humour bienvenu: de la part d'Aymar qui est parfaitement ridicule avec son chapeau seldjouki mais surtout de la part d'Hendrick, chevalier mal-léché, véritable ours, à qui il ne cesse d'arriver des mésaventures... On retrouve aussi le fou de service sous la forme d'un moine simplet. Il ne cesse de répeter "Christus" comme le font les chevaliers chargeant durant la bataille ou le arabis invoquant Allah en se battant...

Enfin, l'honneur est présent, au prix de la tête de certains, mais c'est le prix de ce voyage vers le tombeau du Christ où un bizantin haï par frères chrétiens, fait la preuve de son humanité.